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Localisation |
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| A 750 mètres au nord-ouest de la balise de Batéguier. Points GPS en WGS 84 : 43° 31,816 N et 07° 01,430 E.
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zoom |
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Description |
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Un AT-6A de 1941 était à l’origine un avion monoplan à ailes basses, monomoteur, biplace, d’instruction. Long de 8,84 mètres, d’une envergure de 12,80 mètres, il pesait2 400 kgs au décollage. Un moteur en étoile Pratt et Whitney R-1340-47 Wasp à 9 cylindres de 600 CV, avec une hélice Hamilton Standart de 9 pieds le propulsait à 335 km/h. Les versions qui ont suivi ont pu différer sur quelques points.
Il a pu être armé, ce qui n’était pas sa destination première, dans des missions en Corée particulièrement, de deux mitrailleuses de calibre 30, de cinq bombes à fragmentation, de rockets.
JP Joncheray
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Histoire (épave) |
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Le North American AT-6 Texan (AT pour Attack Trainer, Texan car North American Aviation avait son siège à Dallas, Texas), plus connu par ses deux lettres T 6, a été construit à plus de 17 000 exemplaires, et a été utilisé comme avion d’instruction, de reconnaissance et même d’appui par de nombreux pays (plus de 50), dont la France, particulièrement en Algérie. Les quelques 5 000 appareils utilisés par la Royal Air Force et les aviations du Commonwealth furent baptisés Harvard.
Conçu dès 1935, ce type d’appareil est encore visible dans tous les meetings d’aviation, aux mains de pilotes civils, car il reste plus de 350 survivants après plus d’un demi siècle ! Issu de l’ancêtre BT-9, à train fixe, et du prototype NA 16, l’AT-6, plus moderne, fut construit par la firme Douglas à Inglewood et à Dallas. Les versions 6A (nouveau moteur), 6B (spécialisé pour le mitraillage), 6C (plus économique, à forte proportion de… contreplaqué), 6D (en 24 volts), et jusqu’à 6F se succédèrent jusqu’à la fin de la guerre. En 1949, une refonte complète fut effectuée sur tous les appareils encore en service (voir en encadré).
Une version utilisée par l’US Navy devint SNJ (appelation assez curieuse, S pour Scout, N pour North American, ou peut-être pour classe N, correspondant à entraînement, J pour classe J, qui signifiait… utility !).
Notre épave est justement celle d’un des 80 exemplaires du SNJ-5C, modèle pourvu d’un crochet d’appontage de la version marine du AT-6D, et dont les premiers appareils furent livrés à l’été 1943.
On estime à plus de 100 000 le nombre de pilotes ayant été formés sur le Texan. Au plus dur de la guerre, un élève effectuait en sept mois d’instruction 200 heures de vol, dont 75 sur cet appareil.
Une plaque et ses secrets:
Comme sur d’autres Texan, la plaque d’identification est fixée à tribord du siège avant. Celle-ci est curieuse, car les inscriptions peintes ou imprimées ont totalement disparu. Cela n’a pas grande importance, car on devine aisément la signification des inscriptions gravées, qui, elles, sont bien lisibles.
On peut penser que l’appareil a été livré le 10 juillet 1943, et qu’il a été refondu en avril 1949.
51921 est un serial de SNJ-5 (donc U.S. Navy), et 5C est justement une des modifications effectuées à certains appareils dans cette tranche. 4-49 pourrait être du coup la date de conversion de SNJ-5 à SNJ-5C ?
Aucun indice historique ne permet de déterminer les circonstances et la date de la perte de cet appareil. Un témoin, Roger Eygeusier, a vu l’appareil amerrir, moteur arrêté, la queue se casser et mâter, les embarcations de secours arriver, vers 1950.
JP Joncheray
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Après recherche
Le lundi 8 mars 1954, aux alentours de 13 heures, le SNJ (version navalisée du très connu T-6) numéo 51921, décolle de l'aérodrome de Cannes-Mandelieu pour rallier son porte-avions, l'USS Midway, ancré en baie de Cannes avec de nombreux autres navires de la 6ème flotte US.
L'appareil, piloté par le Lt Portner, effectue une boucle et se présente par l'Est pour l'appontage.
Cafouillage et apparement callage du moteur vont entraîner l'avion à piquer vers la mer.
Le pilote évacue très rapidement son appareil (il était seul à bord) tandis qu'un hélicoptère du Midway est immédiatement dépêché sur les lieu et récupèrera Portner
trempé comme une "soupe...de bouillabaisseu".
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Plongée |
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Aspect des plus classiques pour un avion qui a convenablement amerri :
- hélice peu tordue, car le moteur était en panne,
- queue sectionnée, comme dans tout bon contact cabré avec la surface de l’eau,
- verrière disparue intégralement,
- aucune trace d’impact ou d’explosion.
Des détails caractéristiques permettent d’identifier à coup sûr un T 6 :
- hélice bipale,
- moteur en étoile au capotage particulièrement recouvrant,
- prise d’air bâbord,
- capot étroit, tableau de bord en retrait, compas intégré,
- barres de protection anti-crash,
- raccord d’aile en bourrelet bien visible.
On peut rajouter que l’appareil est à l’endroit, la queue a disparu lors de l’amerrissage, au niveau d’une cloison, les ailes sont enfouies dans un mélange de posidonies mortes et de vase impalpable. L’aile tribord est coupée ou endommagée, sans qu’on sache si cette blessure est consécutive à l’amerrissage, ou due à l’arrachage du métal par des mouillages récents.
Les manches à balais émergent d’une fine purée de posidonies mortes mélangées à une vase noirâtre.
Une gigantesque anémone de mer s’est installée sur le capot, au dessus du tableau de bord. Un nuage de poissons survole l’épave, par ailleurs recouverte d’une dizaine de chapons de tailles diverses.
JP Joncheray
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Historique de la fiche |
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Créé le 2005-07-05   par
tigrou ,
dernière mise à jour le 2005-10-10 ,
consultée 2523 fois |
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