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Localisation |
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| Coordonnées : longitude 0° 3,9731' E latitude 49° 32,5469' N - systeme géodésique WGS84
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Description |
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Mise à l'eau le 20 Janvier 1896 à Dumbarton
Type coque : Acier
Tonneaux : 1057 tonnes
Longueur : 85,40 m
Largeur : 10,56 m
Tirant d'eau : 6,77 m
Vitesse : 19,56 noeuds lors des essais
Chaudières : 6 chaudières
Motorisation - Machine triple expansion est alimenté par une chaudière chauffant à 10,5 kg
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Histoire (épave) |
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Lorsque éclate le premier conflit mondial, le bâtiment est d’abord désarmé au fond du port de Boulogne en compagnie du Nord et du Pas de Calais. Ces deux derniers devant être transformés en dragueur de mines.
Le 9 Septembre 1914, l'AU REVOIR est inscrit sur la liste des bâtiments de guerre français. Il est réquisitionné pour servir de bâtiments central aux sous-marins de la deuxième escadrille de La Manche.
Le commandant Lemercier, responsable de cette escadrille, découvre à bord des documents qui démontrent de façon certaine que le propriétaire du navire est la Hambourg América Line. Le navire est dès lors confisqué.
Une enquête est ouverte, celle-ci met rapidement en évidence les manoeuvres frauduleuses de Monsieur Hattemer qui est condamné tandis que l’acte de francisation est annulé car le navire allemand “a arboré un pavillon français obtenu par fraude".
L'AU REVOIR sera t-il transformé ?
Le 3 Décembre 1915, l'état major demande à la direction des services travaux d'étudier le projet de transformation du navire en transport d'avions. Ce projet n'aboutira pas et sera rapidement abandonné.
Le 27 décembre 1915 ce même état6major ordonne l'installation de 2 canons de 47 munis de fourches spéciales pour le tir contre les aéroplanes. En même temps, l'Au Revoir reçoit ses installations pour effectuer des dragages.
DRAGUEUR DE MINES
Une nouvelle carrière commence alors pour lui, militaire cette fois...
LE NAUFRAGE
Le 26 février 1916, l'AU REVOIR opère à 9 milles dans le nord-ouest du Cap de la Hève lorsque le veilleur repère le périscope d’un sous-marin à environ 4 ou 5 quart sur bâbord et à une distance de 600 à 700 mètres. La machine marchant à 9 noeuds est poussée au maximum, la barre est mise à gauche toute et le dragueur fonce sur le sous-marin ennemi qui émerge suffisamment pour que son kiosque apparaisse.
Sous marin classe UB/Première guerre mondiale, Sister Ship de l'U.B. 18A ce moment le premier maître pilote Rugani aperçoit avec effroi le sillage d'une torpille qui passera à 60 mètres de l'arrière du dragueur.
L’Au Revoir réplique aussitôt au canon de 47 ! Le premier coup frappe nettement le kiosque du sous-marin qui, devant le danger, disparaît alors que le dragueur tire un second coup de canon. Les recherches du submersible resteront vaines.
Le lendemain, 27 février 1916 l’Au Revoir revient draguer à 4,5 milles dans le nord-ouest du Cap de la Hève. Il fait route au sud 20°, machine à 8 noeuds. A bord, l’attention est grande, la rencontre de la veille pouvait laisser supposer que la mission du sous-marin était de mouiller des mines. La mer est assez grosse, une forte brise de suroît souffle. Soudain, le lieutenant de vaisseau Rivet reconnaît nettement le bruit d'une chasse d'air et aperçoit simultanément le sillage d'une torpille presque réglée en surface qui se dirige droit vers l'arrière du dragueur. Sur la passerelle c'est la surprise ! Le commandant, les yeux rivés sur cette partie de l'horizon, n'avait rien remarqué de suspect. Il ordonne dans une manoeuvre désespérée "en route toute, barre à droite"
Il est trop tard... Toute la charge de la torpille explose à dix mètres de la poupe tuant sur le coup le quartier maître mécanicien Mazenc au repos à l'arrière. l'explosion projette à la mer le quartier maître de manoeuvre Delahaye et le chauffeur auxiliaire Le Prêtre. Il est exactement 14 h 13, le dragueur accuse aussitôt une gîte de 7 à 8° sur l'arrière. Le gouvernail avant est hors d'eau, celui ne l'arrière ne fonctionne plus. Dans ces conditions, il est impossible de tenter le sauvetage des hommes à la mer.
Le navire maintient son cap vers la terre et tire des coups de canons pour attirer l'attention. La T.S.F. est momentanément hors d'usage. Une réparation aussi sommaire que rapide permet de lancer un appel : “Venons d’être torpillé”. Les bâtiments présents sur zone se portent au secours de l'AU REVOIR.
L’Abeille 11 arrivée sur place "passe des remorques" et tracte le navire touché vers la terre tandis qu'un torpilleur qui croisait alentours recherche d'éventuels survivants, en vain !
Source : www.grieme.org
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Plongée |
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Historique de la fiche |
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Créé le 2005-04-18   par
tigrou ,
dernière mise à jour le 2007-10-25 ,
consultée 1338 fois |
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