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Titre :  
 
 
Site de plongée sous marine Epave Amoco Cadiz
France - Portsall
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  Caractéristiques
Type
Epave
Profondeur
 
Min
5 m
Max
33 m
   
Interêt
Difficulté
  Localisation  
Bretagne - Coordonnées : longitude 4° 43,0562' W latitude 48° 35,5635' N - systeme géodésique WGS84  
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  Description  
Type: pétrolier Longueur (m) : 330 Tonnage (t) : 233000 Nationalité : Libérien
Épave pétardée dont il ne reste que le château arrière et quelques débris aux alentours de la position
 
  Histoire (épave)  
Le 16 Mars 1978 dans la matinée, le pétrolier libérien Amoco-Cadiz, Capt. Pascale Bardari, chargé de 219617 tonnes de pétrole brut iranien, en route du Golfe Persique vers Rotterdam s'apprête à contourner Ouessant. La tempête fait rage comme souvent à pareille époque avec des vents de secteur ouest atteignant 130 Kmh dans les rafales. A 9 h 45, survient une avarie de barre sur le pétrolier.

Très vite, le lourd navire ne pouvant plus gouverner vient en travers des lames et commence à dériver. Dans un premier message capté par Radio-Conquet vers 11 heures, le pétrolier demande l'assistance d'un remorqueur et se situe à 10 milles Nord d'Ouessant. Ce message est aussitôt répercuté sur le remorqueur allemand Pacific, Capt. Weinert, basé à Brest et qui remonte le Chenal du Four en direction du Pas-de-Calais. A 11 h 28, le Pacific fait une offre de service de type "Lloyd's open form"à l'Amoco Cadiz qui dans un premier temps la décline. S'ensuit une longue tractation sur le montant de l'assistance, ce qui retarde considérablement l'intervention du remorqueur. Lorsque le marché est enfin provisoirement conclu, le Pacific passe une remorque. Il est alors 13 h 15. Malheureusement la masse est trop énorme pour le remorqueur qui ne parvient qu'à freiner la dérive et dans une mer de plus en plus dure, la première remorque casse trois heures plus tard. Le vent est à présent plein ouest force 8, rafales 9 à 10 et le pétrolier à 5 milles de la côte. Une seconde remorque est prête après deux heures d'efforts et cette fois, le Pacific va tenter de remorquer le pétrolier par l'arrière. Mais dans les conditions particulièrement difficiles de cette seconde tentative, ce n'est que peu après 20 heures que le remorquage peut reprendre.

Le Capitiane Bardari ordonne alors de mouiller l'ancre bâbord tandis que le remorqueur essaie fébrilement de contenir l'infernale dérive pendant une heure. Quelques minutes plus tard, l'arrière talonne par 18 mètres de fond, ce qui provoque une voie d'eau à la machine et la perte de l'énergie électrique. A 21 h 40, l'arrière du pétrolier touche une nouvelle fois et cette fois, le pétrole commence à s'échapper. Jugeant sa situation désormais sans espoir, Bardari fait tirer des fusées rouges et vers 22 heures, l'Amoco Cadiz s'échoue définitivement sur le récif de Men Goulven, à un mille de la côte de Portsall vomissant des flots de pétrole par ses flancs crevés. Tous les efforts du Pacific ont été vains et l'une des plus grandes catastrophes écologiques de la planète est en marche.
A 23 h 18, le Capitaine Bardari envoie enfin son premier SOS, demandant une assistance immédiate si possible par hélicoptère. Un hélicoptère Super Frelon décolle alors de la base de Lanvéoc Poulmic et fait route vers le pétrolier. Dans des conditions extrèmes, trois opérations d'hélitreuillage permettent de sauver la totalité des 44 hommes présents à bord qui sans cette intervention étaient voués à une mort quasi certaine.

Dans le même temps, le Vice Amiral Coulondres, Préfet Maritime de Brest déclenche le plan Polmar-mer. Des unités de la Marine appareillent avec à leur bord de la craie, des produits dispersants et détergents. Face à l'ampleur sans précédent du déversement, ces moyens dérisoires ne seront pas d'un grand secours.

A l'aube du 17, c'est un spectacle de désolation que découvrent les habitants. une épaisse nappe marron écrase les vagues et se répand lourdement sur les plages et les rochers. L'odeur écoeurante du brut est transportée par les rafales loin à l'intérieur des terres. En quelques jours, ce sont quelque 300 kilomètres de côtes qui sont souillées. Pour toute une région, c'est une catastrophe économique qui vient s'ajouter au désastre écologique. La pêche, l'ostréiculture, la récolte des algues, le tourisme en sont les premières victimes. Mais il faut faire face et dans un magnifique élan, militaires ou marins, volontaires locaux ou lointains, enfants des écoles ou retraités, armés surtout de leur farouche volonté vont entamer le nettoyage de chaque mètre carré de littoral souillé. Cette tâche obscure autant que nauséabonde demandera plusieurs mois.
 
  Plongée  
  Ils ont plongé sur ce site  
Bilfot le 05-06-2010
Pas vu ce qu'il y avait a voir.... largué pas au bon endroit. De la tôle et pas beaucoup de vie.
vaulot le 21-05-2009
Superbe visibilité, la poupe est impressionnante....
Aznavour le 20-10-2007
Magnifique visibilité, descente le long du gouvernail puis balade sur l'épave (pas entièrement) SUPERBE !!!!!!!... Plongeur.com
Thierry le 14-10-2006
Génial !!! Très bonne visibilité, épave énorme (il va falloir plusieurs plongées pour tout voir !) et bien conservée - Lieus, coquettes
Yann22450 le 14-10-2006
Walisca le 09-10-2004
14°C Epave mytique et tristement célèbre que celle de l'Amoco. Nb: sur une telle masse de métal, le compas est totalement faussé et donc inutilisable.
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  Historique de la fiche  
Créé le 2005-04-18   par tigrou , dernière mise à jour le 2007-05-01 , consultée 13000 fois