1 - Je souhaite acquérir mon équipement
personnel. Que me conseillez-vous ?
Votre budget sera déterminant quant
à l'acquisition de votre matériel. Cependant, si vous
devez faire des choix, nous vous conseillons d'acheter un bon détendeur,
un gilet stabilisateur de moyenne gamme et surtout un très
bon vêtement isothermique si vous êtes appelé
à plongée en mer tempérée. Dans ces
eaux, pour profiter au mieux de vos plongées, investissez
le plus rapidement possible dans un éclairage sous-marin.
Poussez l'interrupteur, la magie des lieux vous est immédiatement
révélée !
2 - Quelles paires de palmes choisir ?
Achetez toujours vos palmes avec des chaussons.
Débutants : Optez pour les palmes chaussantes (elles s'enfilent
comme une chaussure), la voilure doit être souple et de surface
raisonnable (pas trop grande). Elles vont durer 1 an à 1
an et demi et vont convenir pour un usage mixte (formation, surface,
plongée).
Confirmés : Palmes chaussantes ou réglables. Ces dernières
conviennent mieux en immersion qu'en surface. La superficie de la
voilure sera plus importante et la rigidité supérieure
à celle des débutants.
Il faut s'entraîner régulièrement avec les palmes
que vous utilisez en plongée pour avoir les " jambes
de ses palmes ". Votre propulsion ne dépend pas uniquement
du modèle de vos palmes, mais de la faculté que vous
aurez à les utiliser lorsque l'effort devra être intense
et prolongé (courant ou plongeur en difficulté à
remorquer, …).
3 - Quelle est l'utilité des chaussons ?
Ils permettent de se protéger du froid
et des frottements de la palme. Une semelle renforcée et
antidérapante est conseillée.
4 - Quelle est l'utilité des bottillons
?
Ils ont la même fonction que les chaussons
mais sont mieux adaptés à l'utilisation des palmes
réglables (le talon est souvent renforcé à
l'endroit du frottement de la sangle). Leur semelle est souvent
plus épaisse et résiste à l'abrasion, donc
à l'usure.
5 - Comment choisir son masque ?
Il doit vous permettre de bénéficier
d'une bonne vision sous-marine. Il doit être étanche
et bien adapté à la forme de votre visage. Vous devez
facilement " trouver " votre nez pour équilibrer.
Lors de l'achat, appliquez la jupe du masque (la partie en contact
avec l'épiderme) sur votre visage, sans passer la sangle
derrière la tête. Veillez à ce que des cheveux
ou des poils de moustache n'empêchent pas le contact total
avec votre peau. Inspirez par le nez puis cessez de respirer. La
dépression créée à l'intérieur
du masque doit le maintenir en place. Si ce n'est pas le cas, essayer
un autre modèle. Lors de cet essai, vous ne devez avoir mal
ni au nez ni au front (après avoir ajusté la sangle).
La jupe peut être en caoutchouc (de moins en moins utilisé)
ou majoritairement en silicone (souple, confortable, peu allergène).
Cette dernière matière favorise l'étanchéité
mais provoque également l'apparition de buée. S'il
est transparent, il jaunira avec le temps. Il existe différentes
qualités de silicone. Pour remédier à l'apparition
systématique de buée sur ces masques :
- Enduire la face interne de la vitre avec du dentifrice ou du liquide
vaisselle. Laisser agir et rincer à grande eau…
- Laisser la flamme d'un briquet lécher la vitre. Le silicone
déposé brûlera en noircissant. Eliminer les
traces par lavage.
- Appliquer du produit anti-buée sur la vitre sèche.
Nous vous conseillons un masque à 1 ou 2 vitres frontales,
situées le plus près possible de vos yeux afin d'améliorer
le champ de vision et de limiter l'effet de placage. La sangle doit
pouvoir se serrer ou se desserrer facilement d'une main si possible.
Attention, le masque est un élément qui se perd ou
se brise facilement si l'on n'y prend pas garde. Une boîte
à masque permettra de le protéger entre 2 plongées.
6 - Quelle combinaison choisir ?
N'hésitez pas à faire un effort
budgétaire sur cet achat. Un plongeur qui a froid n'éprouve
plus aucun plaisir à être en immersion, écourte
sa plongée (et celle des autres) et risque d'être victime
de divers accidents.
En mers chaudes :
- Le " shorty ", de 3 à 5 mm. Manches et jambes
courtes.
- La combinaison monopièce de 3 à 5 mm. Manches courtes
ou longues. Jambes longues.
Le plus souvent, les plongées se font en shorty. Cependant,
certains préfèrent la monopièce pour se protéger
des éventuels contacts avec le sol, les coraux, certains
animaux (méduses…). Pour les débutants qui ont
plus de mal à gérer leur flottabilité, la combinaison
monopièce semble mieux adaptée. Attention, même
dans des eaux à 28°C, le froid est un élément
à prendre en compte après 45 à 50 minutes de
plongée, d'autant plus que l'intervalle entre deux immersions
peut être réduit à moins d'une heure. N'hésitez
pas à porter un sous-vêtement spécialement conçu
pour la plongée sous votre combinaison. L'isothermie sera
ainsi renforcée.
En mers tempérées :
Nécessité d'une combinaison monopièce ou 2
pièces (veste et pantalon) avec cagoule. 5,5 ou 7 mm d'épaisseur
de néoprène ? Tout cela dépend de votre frilosité.
Le 7 mm est plutôt conseillé pour les plongées
où la température de l'eau peut être inférieure
à 10°C (côtes métropolitaines). L'eau peut
être très fraîche quelques mètres sous
la surface. Quelle qualité de néoprène choisir
? La grande majorité des fabricants de combinaisons se fournissent
auprès de 3 grandes usines taïwanaises. Les qualités
se ressemblent donc énormément. Malgré tout,
pour faire la différence entre les néoprènes,
il suffit de les pincer afin de constater leur capacité à
supporter l'écrasement dû à la pression. Il
est conseillé de choisir pour votre combinaison un néoprène
doublé extérieurement par du jersey pour augmenter
sa résistance et intérieurement en " plush "
pour faciliter l'enfilage. Un enduit interne de titane améliore
l'isothermie. D'une combinaison à l'autre, les différences
de prix s'expliquent par la " façon " : coupe,
look, fermetures, manchons, finitions, etc.
En mers froides :
Combinaison étanche ou semi-étanche (l'eau ne doit
pas s'infiltrer dans la combinaison ou le moins possible) ? La combinaison
étanche est un vêtement onéreux et particulier
d'utilisation. Il demande un temps d'apprentissage d'utilisation.
Si votre combinaison possède des manches et des jambes longues,
des manchons de néoprène lisses aux poignets et aux
chevilles seront les bienvenus pour réduire les entrées
d'eau. Les protections (renforts) aux genoux sont des éléments
qui augmentent la longévité de votre vêtement.
7 - Faut-il se munir de gants ?
Ils permettent de se protéger du froid
et des blessures (coupures, abrasion, animaux) et améliorent
l'étanchéité au niveau des poignets.
8 - Comment choisir son gilet stabilisateur ?
Le choix du gilet dépend :
- Du confort qu'il va vous procurer, aussi bien en surface (portage
des blocs) qu'en immersion (maintien du bloc à sa place et
équilibre). N'hésitez pas à essayer plusieurs
gilets pour sélectionner ceux qui sont les mieux adaptés
à votre morphologie. Le gilet réglable permettra un
ajustement plus personnel. Optez pour des bretelles insérées
et enveloppantes, apportez une attention toute particulière
au dosseret du gilet.
- De la sécurité qu'il va vous assurer. L'inflateur
doit être de bonne qualité (débit, souplesse
des commandes, ergonomie). Les purges doivent être efficaces
et pouvoir être saisies facilement et rapidement. Le volume
du gilet gonflé lorsque vous le portez (tout à fait
différent du volume théorique annoncé par le
fabricant) doit vous permettre de bénéficier d'une
poussée significative, surtout si vous devez assister un
plongeur en difficultés ou être appelé à
l'utiliser en plongée profonde. Cette flottabilité
est un élément important pour la sécurité.
Elle vous permet, en outre, d'attendre sans effort en surface et
de parcourir une distance sur le dos aisément. Attention,
pour les petits gabarits, les gilets de taille XXS n'engendrent
que peu de poussée d'Archimède. A tel point que, monté
sur un bloc de 12 litres en acier, le gilet n'assure pas la flottabilité
de la bouteille. L'ensemble coule ! Aujourd'hui, la plupart des
gilets de moyenne gamme assurent une position de sécurité
acceptable en surface pour un plongeur inconscient (voies respiratoires
hors de l'eau).
- De la fixation du gilet sur la bouteille. La sangle boucle classique
est efficace. La petite sangle fixée au sommet du back-pack
est très pratique lors de la mise en place du gilet sur le
bloc.
9 - Quel détendeur choisir ?
C'est souvent un achat que vous allez effectuer
après l'obtention de votre premier niveau. Vous n'allez pas
tarder à plonger plus profondément. Evitez donc les
détendeurs dont le 1er étage est à piston simple.
Alors, membrane compensée ou piston compensé ?
- Membrane compensée : Ce type de détendeur est moins
cher à l'achat. Plus souple (aujourd'hui, certains 1ers étages
à piston compensé égalent cette souplesse),
il est conseillé pour les eaux et les environnements très
froids. La membrane est une pièce qui s'use assez rapidement
en utilisation régulière.
- Piston compensé : Plus cher à l'achat, l'usure sera
moindre. A qualité égale, un détendeur à
membrane compensée valant 230 euros, un détendeur
à piston compensé vaudra 300 euros. Renseignez-vous
sur le S.A.V. C'est un élément non négligeable
au moment du choix définitif.
10 - Quel tuba choisir ?
L'embout en contact permanent avec les muqueuses
buccales sera plus confortable et moins allergique si vous le choisissez
en silicone. Le tube : Son diamètre et sa longueur doivent
être raisonnables. En effet, n'oubliez pas que l'air contenu
dans le tuba peut être remplacé par de l'eau qu'il
faudra chasser ! Par ailleurs, sans soupape sur le tuba, ce volume
d'air nuira, proportionnellement à son volume, à l'efficacité
de l'acte respiratoire.
11 - De quels instruments de mesure doit-on s'équiper
?
La montre étanche, le profondimètre
et le " timer " (profondimètre électronique
avec temps de plongée) sont des instruments qui permettent
de plonger en se référant aux tables de plongée
(que vous devez savoir utiliser). Cependant, la plupart des moniteurs
et des chefs de palanquées utilisent aujourd'hui l'ordinateur,
moins pénalisant.
12 - Quel ordinateur de plongée choisir
?
Des dizaines de modèles, des variations
de prix importantes (de 150 à 900 euros), des paramètres,
des fonctions, des algorithmes induisant des affichages de résultats
différents rendent le jugement difficile. Outre l'affichage
du temps de plongée, des profondeurs immédiates et
maximales atteintes, du temps écoulé depuis la dernière
sortie de l'eau (intervalle) :
- Le temps disponible avant de sortir de la courbe de sécurité
doit être affiché.
- Le prochain palier doit être notifié en durée
et en profondeur.
- Le S.A.V. doit être compétent et efficace.
La plongée au Nitrox (voir prochain article) semble être
en plein essor. Peut-être faut-il envisager cette compatibilité
lors de l'achat de votre ordinateur ?
13 - Je porte des lunettes (ou des lentilles).
Ma vision peut-elle être facilement corrigée en immersion
?
Différents cas sont à envisager
:
- Une correction de loin est nécessaire : Dans ce cas, les
verres d'origine du masque binoculaire sont remplacés par
des verres correcteurs taillés dans la masse. Vous conservez
le champ de vision du masque. Pour un masque monoculaire, les verres
correcteurs sont collés sur la vitre. Le champ de vision
se trouve réduit à la taille de la surface rapportée.
- Seule une correction de près est nécessaire : Dans
ce cas, le verre correcteur est collé sur la partie basse
des vitres (pour les 2 types de masque). Attention, certains masques
possèdent des vitres trop imparfaites pour pouvoir y effectuer
le collage des verres correcteurs. Renseignez-vous auprès
d'un opticien avant d'acheter votre masque.